Fêtes et manifestations
Indochine
21000 Dijon
Le 10/03/2010 à 20h30
Indochine – La République des Meteors
« Je voulais que cet album soit bouleversant. Et c’est la première fois que j’ai la chair de poule en écoutant un disque d’Indochine. » Nicola Sirkis n’y va pas par quatre chemins : La République des Meteors est un album important, qui évoque des sujets graves, qui le touche personnellement, qui marque peut-être
l’entrée d’Indochine dans une nouvelle époque de son histoire.
Pourtant, dit-il, « je ne savais pas du tout où j’allais. Pour Paradize, j’avais le titre avant que l’on commence à travailler. Pour Alice et June, j’avais déjà une idée autour d’Alice au pays des merveilles. Mais là, rien. » Après le triomphe de l’album Alice et June et de la longue tournée qui a suivi, il y a forcément eu des questions. « Quand on a commencé à monter l’album live et le DVD de la tournée, on s’est demandé si on arriverait à faire mieux. Et faire mieux, c’était une montagne. En rentrant en composition, j’ai dit au
groupe que je n’étais pas du tout sûr d’arriver jusqu’au bout. »
Début septembre 2007, tout commence. Indochine a transporté pour trois semaines instruments et matériel dans une grande maison de Normandie. Puis, jusqu’en mai 2008 vont se succéder des sessions de trois semaines ou un mois de travail à Paris. « Nous jouons tous les jours et, tous les jours ou presque, il naît un morceau. Parfois il démarre de zéro, parfois il commence parce que les uns ou les autres ont travaillé chez eux. Au bout du compte, nous nous trouvons avec une quarantaine de projets. »
A ce moment-là, Nicola Sirkis commence à voir clairement ce que va dire le onzième album studio d’Indochine. « Tout est parti de Sophie Calle, de sa lettre de rupture… » Car il est allé à la Biennale de Venise, où la plasticienne française présentait Prenez soin de vous. L’oeuvre est singulière :
son amant lui ayant envoyé une lettre de rupture, Sophie Calle a demandé à 107 femmes de lire et de commenter celle-ci. Prenez soin de vous trouve des résonnances dans la vie de Nicola, de même que l’oeuvre de la poétesse Sylvia Plath, tandis que les textes qu’il commence à écrire pour l’album tournent autour de l’absence, de la séparation, de la distance. « Je n’ai pas mis mes propres malheurs dans le disque. J’ai pensé à d’autres gens, à ceux qui partaient à la guerre. J’ai réalisé que notre génération, en Europe, a échappé aux drames obligés qu’ont vécu les générations avant nous. Nous n’avons pas eu à faire la guerre… Quand on est séparé de la personne que l’on aime, on est malade physiquement, on ne peut pas manger, on ne peut pas avoir le goût de vivre, et on ne le retrouvera qu’en retrouvant cette personne. Et ces garçons
laissaient leurs femmes, leurs enfants, et en plus partaient à la guerre où ils risquaient de mourir. Ce doit être une situation mentale et psychologique horriblement dure à vivre. Mais ils y sont allés quand même. »
Dans Le Lac, Union War, Les aubes sont mortes et La Lettre de métal, ce sont des soldats qui parlent. Et peut-être est-ce encore leur voix dans Little Dolls et Un ange à ma table. « Ce ne sont pas des chansons sur la guerre en elle-même, mais sur le fait de ne pas contrôler son destin, de ne plus avoir sa liberté. La guerre est omniprésente parce qu’elle sépare les peuples, les gens, les amours. »
Et on sent bien la menace qui pèse sur ces destinées… « C’est pour cela que cet album s’appelle La République des Meteors : nous ne faisons que passer et il ne reste que des personnages illustres. La pochette représente des soldats de 14-18 qui posent assis sur des chaises avant de partir au front –
c’est peut-être leur dernière photo. Et, derrière, il y a un patchwork de toutes mes influences, mais aussi de photos de dictateurs : Patti Smith, David Bowie, Pierre et Marie Curie, Betty Boop, Jacques Dutronc (le seul artiste Français), Paul McCartney, Sid Vicious, Apollinaire, Staline, Mao… »
Il fallait donc du gros son mais, avec Oli de Sat (« nous sommes le binôme de réflexion, de décision et de choix »), Nicola Sirkis a voulu aussi introduire des sonorités acoustiques : de l’ukulélé, du glockenspiel, des pianosjouets, quelques notes de bandonéon (dans Le Grand Soir) et même une fanfare un peu ébréchée (un groupe d’étudiantes en architecture de Versailles)… L’album s’est construit, de lieu en lieu, de session en session : les guitares à Paris pendant la phase de composition (« pour garder des choses sans trop d’intentions techniques »), la batterie au légendaire studio ICP de Bruxelles « pour le gros son », les voix dans la grande maison normande en août-septembre. « On a enregistré dans la salle de billard, parce que je ne
supporte plus les studios classiques avec la vitre et les techniciens derrière. »
Puis le mixage a été réalisé en octobre-novembre : « On a terminé le soir de l’élection d’Obama. »
Au final, une collection de seize chansons dans laquelle on devine la ferveur de la tournée à venir et du concert au Stade de France. Dans La République des Meteors, chaque génération de fans d’Indochine retrouvera ses repères, mais aussi de franches audaces nouvelles. Ainsi, dans Play Boy, Nico la parle franchement à la première personne de certains de ses goûts et opinions. Et, pour la première fois, Indochine signe une chanson ouvertement politique, Republika, dont le refrain va faire couler de l’encre – « Comme on est si fiers de rien/On sera républicains de loin ».
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Fêtes et manifestations
The Bellrays + The Fleshtones + The Mighty Fangs
21000 Dijon
Le 10/03/2010 à 20h30
MAXIMUM ROCK & SOUL!!!
Possédés par les démons de la soul et du punk rock, les BELLRAYS c'est un petit peu comme si Aretha Franklin rencontrait le MC5. Bousculant les salles du monde entier, leur réputation scénique n'est plus à faire, c'est une déflagration sonique menée d'une main de maître par la Tina Turner du punk : Lisa Kekaula. Les Bellrays seront épaulés par les non moins mythiques FLESHTONES, qui, depuis plus de 30 ans nous assènent un garage rock teinté de rhythm and blues avec toujours cette même énergie communicative qui prend toute son ampleur sur scène. Petits fils de Jon Spencer et autres Black Keys, les MIGHTY FANGS ouvriront ce bal électrique qui promet d'être virulent!
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Fêtes et manifestations
Petit à petit - Compagnie Sac à Son (spectacle musical pour les tout-petits)
21000 Dijon
Le mercredi 10/03/2010 à 10h30 et 15h
Il s’agit de la rencontre étonnante entre un enfant qui grandit dans le ventre de sa mère… jusqu’au moment où ses premiers pas vont l’emmener vers sa "deuxième mère", la Terre. Joué par deux comédiennes, chanteuses, musiciennes qui laissent la parole aux corps et au langage universel de la voix.
Jeu et création : Françoise Danjoux et Agnès Bacconnier.
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Fêtes et manifestations
Gala - Compagnie Poursuite (Théâtre musical )
21000 Dijon
Le mercredi 10/03/2010 à 20h30
Gala était la muse et épouse de P. Eluard puis de S. Dali. Vénérée dans leurs œuvres, elle en devient mythique. Ce spectacle propose à travers des textes de Gala, d’Eluard, de Dali et d’un opéra de poche de saisir les fluides puissants d’un amour-passion, terreau de créativité pour les hommes et miroir pour Gala. Avec : P. D’Assumçao, M-B. Lavoine, D. Goll
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Fêtes et manifestations
Origine
21000 Dijon
les 10/03/2010 et 11/03/2010 à 20h
mise en scène et chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui
assisté de Nienke Reehorst, Satoshi Kudo, Daisy Phillips
danse /chorégraphie Kazutomi Kozuki, Claire Cunningham,
Valgerdur Rúnarsdóttir, Shawn Mothupi
musique Hildegard de Bingen, Rabi’a al Basra
chants des traditions maronites-syriaques et byzantines
musiciens Ensemble Sarband Fadia Tomb El-Hage voix
Miriam Andersén, Army Green voix et harpe gothique
Vladimir Ivanoff direction musicale, arrangements, percussion, luth
costumes Isabelle Lhoas, Frederick Denis
création lumières Enrico Bagnoli
création de la marionnette Filip Peeters
images Gilles Delmas et “one of many”, Paul van Caudenberg
conseil dramaturgique Guy Cools
Afrique du Sud, Belgique, États-Unis, Islande, Japon, Liban, Maroc, Suède. Animisme, bouddhisme, christianisme, hindouisme, islam, judaïsme. Nord, sud, est, ouest. Feu, terre, eau, air. Homme et femme.
La terre n’est pas si mondialisée qu’on aimerait nous le faire croire, et le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui, que vous avez vu à l’Opéra de Dijon en novembre pour l’hommage aux Ballets Russes, remonte à l’origine des mythes de nos civilisations pour mieux les déconstruire. Face au danger des communautarismes et de la société de consommation, Origine souligne la continuité entre passé et présent et, en mêlant danse contemporaine et chants traditionnels, fait tomber les barrières.
Avec Origine, oubliez vos préjugés avant d’entrer, laissez-vous déconcerter et remettez l’humain et l’art à leur place, c’est-à-dire au centre.
Production Toneelhuis, Muziekcentrum De Bijloke Gent
Coproduction Théâtre de la Ville de Paris, Torinodanza, Tanzhaus nrw Düsseldorf
Production déléguée Eastman vzw
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